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Chapelle Sainte-Anne

 

Chapelle Ste-Anne
 
 

Le site au début du XXème siècle
 
 

Le site de nos jours
 
 
Le site de la Chapelle Sainte-Anne fait partie du Grand Site National de la Baie du Mont-Saint-Michel (site classé). Le site constitue un lieu de pèlerinage : le pardon de Sainte-Anne rassemblait autrefois entre 5000 et 6000 personnes. Ce rassemblement se déroule encore de nos jours, chaque quatrième dimanche de juillet. La messe est célébrée et suivie d’une procession sur la digue avec la statue en bois de Sainte-Anne. Les digues situées de part et d’autres des plans d’eau, correspondent à des phases de poldérisation de la Baie, commencées dès le Moyen-âge.

En face de cette chapelle s'étendent à perte de vue les herbus, prairies naturelles recouvertes par la mer aux grandes marées, où pâturent les fameux agneaux de prés-salés.


L’histoire
 

L’origine de la chapelle remonterait au XIe siècle au cours duquel commença également la construction de la digue de la Duchesse Anne. La chapelle fut détruite par une inondation en 1630 et reconstruite en 1684.

Au début du XVIIe siècle, Mgr Antoine de Revol, évêque de Dol, mit en place une procession très solennelle allant de l'église de Cherrueix à la chapelle. Toutes les paroisses voisines y prenaient part.
Le campanile de la chapelle est visible de fort loin et le clocheton porte la date de 1687, ainsi que l'autel qui est de la même époque. Il existait à l'arrière une petite construction servant de relais aux douanes et garde-côtes.
La Révolution y laissa des traces et la restauration fut entreprise de nouveau en 1818. Cette même année, la procession des paroisses voisines fut reprise.
Ce pardon est d'ailleurs le seul signe à rester du grand pèlerinage d'autrefois.


La réhabilitation du site
 

Avant les années 1960, des lagunes étaient visibles entre la digue et la contre digue. Peu à peu, à partir des années 60, les plans d’eau sont progressivement comblés par des déchets de toutes sortes (épaves de voitures, déchets ménagers…). Les bassins seront par la suite recouverts de terre afin de ne plus voir cette décharge à ciel ouvert.

C’est en 2005 et 2006, que des travaux de réhabilitation du site ont été entrepris. Les travaux ont permis de dépolluer le site et de le restaurer tel qu’il se présentait au début du XXème siècle. Les déchets ménagers extraits, ont été triés et transportés en décharge. Les bons matériaux tels que le sable et la tangue ont été réutilisés. Toute la ferraille a été triée et récupérée.

Libellules et batraciens ont aujourd’hui spontanément colonisé les lagunes. La zone aquatique renferme quelques plantes liées à l’influence maritime. Les pentes s’apparentent à des pelouses calcaires où l’on note la centaurée perfoliée, le lotus à feuilles ténues, le chardon penché ou encore la molène pulvérante.